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Mérens

merens      cheval merens

Le cheval de Mérens, ou mérengais, encore parfois nommé poney ariégeois, est une race française de petit cheval de selle rustique à la robe noire, originaire de la vallée de l'Ariège, dans les Pyrénées centrales, près de l'Espagne et d'Andorre.

Histoire du mérens

L'aire d'élevage du Mérens s'est longtemps cantonnée au haut comté de Foix, ce qui explique l'homogénéité de la race. Grâce à l'isolement de sa montagne natale, le Mérens n'a subi que très peu de croisements étrangers, et peut-être essentiellement avec des chevaux orientaux.

Sa morphologie attesterait d'une lointaine parenté avec eux, ses allures relevées et la tête « hispanique » de certains animaux attestent aussi de croisements possibles avec de petits chevaux espagnols noirs, qui lui ressemblent beaucoup.

Ses liens possibles avec les poneys britanniques Fell et Dales, qui présentent eux aussi d'étonnantes ressemblances, demeurent inconnus.

L'origine du Mérens est très ancienne. Ce cheval est autochtone à la haute vallée de l'Ariège, près de l'Andorre. L'ancêtre direct du Mérens aurait gagné cette vallée pendant le quaternaire, il y a 15 000 ans, cet animal sauvage adapté au climat froid se serait déplacé vers les montagnes pour échapper au réchauffement climatique.

Les chevaux ariégeois furent abondamment réquisitionnés par les armées de Napoléon Ier pour la campagne de Russie où ils eurent pour principale fonction de tirer les canons, tout comme la plupart des chevaux rustiques présents sur le territoire français au début du XIX ème siècle.

Le Mérens a été longtemps utilisé comme cheval de trait apte au travail de livraison et de messagerie, il fut l'animal de travail des paysans locaux, comme les montagnols, ou agriculteurs de montagne, les horticulteurs, les vignerons du Languedoc, les maraîchers et les débardeurs, mais aussi un animal de remonte pour les armées françaises, qui appréciaient sa sobriété et son endurance.

Il travailla dans les mines, et fut un animal de bât, mais aussi d'attelage puisqu'il tirait les diligences dans la région ariégeoise. Il est également réputé pour avoir été un auxiliaire des contrebandiers qui lui faisaient passer des marchandises entre la France et l'Espagne par les montagnes, grâce à son sens de l'orientation et son endurance. Il transportait principalement du bois et des minerais.

Il fut également utilisé pour faire naître des mulets, la mule des Pyrénées était en effet issue du croisement d'un baudet catalan et d'une jument trait bretonne, Mérens ou autre. Avant la Première Guerre mondiale, le département de l'Ariège comptait jusqu'à mille naissances annuelles de ces mules.

En 1866, le nom de Mérens apparut officiellement et en 1872, le premier concours de race fut organisé. À la fin du XIX ème siècle, la qualité des chevaux pyrénéens était déjà réputée pour la cavalerie légère.

Au début du XX ème, quelques éleveurs des villages de l'Hospitalet et Mérens-les-Vals ont lutté contre les croisements étrangers et ont gardé les poulains et pouliches dont la conformation restait la plus proche de l'ancienne race.

Caractéristiques du mérens

Le cheval de Mérens doit répondre à un standard morphologique pour pouvoir être admis au sein de la race et inscrit au stud-book depuis l'ouverture de celui-ci, en 1948. Les critères d'admission et le statut ont changé plusieurs fois.

Taille : entre 1,45 à 1,55 mètre.

Robes : exclusivement noire.

Caractère du mérens:

Le Mérens est, comme tous les chevaux de montagne, d'un tempérament calme et docile, dur à la tâche, capable de se déplacer sur des pentes sévères, il est doté d'un excellent caractère et de facilités d'apprentissage selon ses amateurs, il peut aussi avoir du caractère.

Il est polyvalent mais sait rester un cheval de sang, habituellement très rustique, il peut vivre toute l'année au plein air sans souffrir des intempéries. Les Mérens sont réputés pour leur franchise, leur endurance, leur agilité et leur pied sûr.

Aspect du mérens :

La tête est étonnamment expressive, distinguée, avec un profil généralement rectiligne ou très légèrement concave, un front plat et large, des oreilles courtes, bien dessinée et très poilues à l'intérieur, des yeux sortis, très vifs à l'expression douce et soulignés d'arcades sourcilières légères.

La tête est attachée légèrement à l'encolure. L'une des caractéristiques de la race est la présence d'une barbe noire qui pousse sous les joues. Une étoile en-tête est éventuellement admise par le standard, mais jamais de balzane.

L'encolure est recherchée de longueur moyenne et bien orientée chez les Mérens modernes, mais elle est souvent courte et large à la base, peu élégante mais droite et solide chez les Mérens de l'ancien type.

Les épaules sont recherchées moyennement longues et inclinées bien qu'elles soient souvent droites, le poitrail est ouvert, ample et profond.

Le garrot est recherché sorti et prolongé vers l'arrière, un garrot marqué est apprécié pour le bât et la randonnée, mais comme chez la plupart des chevaux de montagne, le Mérens traditionnel tend à avoir un garrot large et peu relevé. Le passage de sangle est profond.

Le dos est long et large mais bien soutenu, il est généralement plus court chez les Mérens modernes que chez les chevaux de l'ancien type, où il est long et fort, conséquence de sa sélection pour le bât. Les flancs sont pleins et descendus.

Les reins sont bien attachés, larges et musclés. La croupe est souvent double, et avalée, avec une queue attachée bas.

Les membres sont forts, avec une musculature solide, des articulations basses, solides et bien marquées. Les avant-bras sont musclés et les cuisses bien descendues. Les membres tendent à être assez courts, certains chevaux ont des jambes moins robustes qu'on pourrait l'espérer, ainsi que des jarrets clos, un défaut récurrent chez les chevaux de montagne.

Les pieds sont de bonne taille, larges, bien faits et très solides, avec une corne noire et exceptionnellement résistante, ce qui fait que ces chevaux peuvent travailler sans fers. Les fanons sont abondants.

Les crins sont toujours longs et fournis, souvent drus et rêches au toucher, légèrement crêpelés et parfois ondulés, signe de parenté avec les chevaux ibériques. La crinière simple est la plus appréciée, mais elle peut également être double.

Crinière et toupet touffus et abondants sont des caractéristiques typiques des chevaux rustiques, tout comme la queue fournie.

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